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Projet de loi de suppression de l’Instruction en Famille

Si vous suivez mon site, vous devez savoir que j’use du droit d’instruire en famille, inscrit dans la loi depuis Jules Ferry, pour mes 3 enfants qui ont maintenant 16 ans, 8 ans et 3 ans. Mes enfants n’ont jamais été scolarisé dans une école.

Nous avons fait ce choix avec le papa de mon aînée alors que j’étais enceinte d’elle. L’instruction en famille était dans la juste continuité de nos choix éducatifs d’accompagnement respectueux et non violent, de respect de ses rythmes, de son individualité. C’est aussi un choix de vie. Puis, devant les troubles mutli dys sévère de notre ainée, l’ief est devenu nécessité. L’ief ne signifie pas être anti républicain contrairement aux dires de Macron. C’est même tout l’opposé. Il nous est essentiel, justement, de transmettre à nos enfants les valeurs de Liberté, Égalité, Fraternité.

Interdiction d’Instruire en Famille rentrée 2021

Le président Macron a annoncé le 2 octobre vouloir interdire le droit à l’instruction en famille dès la rentrée scolaire 2021, soit disant pour lutter contre le ‘séparatisme’ et le terrorisme islamique. Son annonce est présentée comme si la loi était déjà passée, alors qu’il n’en est rien. Un projet de loi passe par toute une procédure afin d’être votée et actée. A moins que Mr Macron souhaite la passer en force, sous prétexte d’état d’urgence, comme il l’a déjà fait avec plusieurs ordonnances ?

Selon, Mr Blanquer, 50 000 enfants sont instruits en famille, une poussière sur les douze millions d’enfants scolarisés en France, et 98% des contrôles pédagogiques sont favorables (source). Selon le gouvernement, l’IEF a considérablement augmenté cette année. Ce qui est faux. L’augmenté du chiffre s’explique par la comptabilisation des enfants de 3 à 6 ans, vu que l’instruction est devenue obligatoire pour cette tranche d’âge depuis la rentrée 2019. Or, de nombreuses familles ne scolarisaient pas leurs jeunes enfants ou par choix ou car l’école ne les acceptent pas (ils ne parlent pas encore ou ne maîtrisent pas la propreté). Mais, ces familles-ci souhaitent scolariser ensuite leurs enfants et cesseront l’IEF.

Aussi, aucun lien n’a été établit entre le radicalisme et l’instruction en famille. Il calomnie les familles instruisant en famille. En 1998, l’IEF était déjà montré du doigt, comme sac à dérives sectaires. Or, les rapports de la MIVULUDE n’ont jamais établit de lien entre une dérive sectaire et l’IEF (source et rapports DGESCO 2015).

Nous qui avons fait le choix de l’IEF, je peux vous garantir que si nous avons des choses à cacher, il vaut mieux inscrire nos enfants à l’école, tellement nous sommes contrôlés voir même ‘fliqué’, entre l’inspection académique à qui nous devons rendre des comptes, le mairie qui vient et les services sociaux qui ont des directives de vigilance envers nous et qui nous observent de près.

L’ief est déjà encadré et contrôlé.

  • Une déclaration tous les ans à notre inspection académique et notre mairie.* Un contrôle par le maire tous les deux ans, à domicile, pour vérifier les possibles maltraitances ou dérives sectaires.
  • Un contrôle par l’inspection académique tous les ans à domicile ou dans leur locaux, pour vérifier l’instruction donnée par les parents aux enfants. Si ce contrôle est défavorable, un autre contrôle est prévu. Si celui ci est défavorable, l’enfant est scolarisé.
  • Les familles instruisant en famille n’ont pas le droit de se réunir pour instruire des enfants de familles différentes ensemble. Sinon, c’est considéré comme une école clandestine.

Il existe déjà tout un arsenal juridique pour vérifier et dénoncer les dérives possibles.

cliquer dessus pour agrandir

Les terroristes montrés du doigt sortent de l’école… Un enfant livré a lui même, sans aucune déclaration aux instances, sans contrôle de la mairie et des inspections académiques, ne sont pas des enfants instruits en famille !

Pourquoi choisir l’IEF ?

L’ief peut être un choix pensé en amont ou par nécessité en cours de scolarisation. Certains enfants font l’IEF durant toute la durée de l’instruction obligatoire (3 à 16 ans) ou partiellement.

  • Certains parents choisissent l’IEF par choix pédagogiques, éducatifs, philosophiques :
    • utiliser des pédagogiques différentes que celles usitées dans les écoles (Freinet, Montessori, Steiner, apprentissages informels, apprentissages de projet etc)
    • une volonté de respecter les besoins physiologiques, cognitifs et de développement psycho moteurs de leurs enfants (respecter par ex le sommeil de leurs enfants, leur permettre de vivre à leur rythme sans pression, s’adapter aux particularités individuelles de l’enfant, s’adapter à leur handicap, suivre ses centres d’intérêts, leur permettre la possibilité de suivre leur passion (sport, art … ),
    • pour pouvoir voyager librement,
    • pour raison de santé de l’enfant,
  • Aussi, certains parents déscolarisent par nécessités face à la souffrance scolaire de leurs enfants
    • Des enfants non adaptés au système scolaire.
    • Des enfants harcelés scolairement (par d’autres enfants ou par des professeurs),
    • Des enfants malades.
    • Des enfants avec troubles de l’apprentissage.

Nous combattons pour préserver l’IEF pour TOUS

Depuis 3 semaines, je suis partagée entre colère, profonde tristesse (je pleure souvent oui). Supprimer l’IEF est une atteinte de plus à notre liberté inscrite dans la constitution, les lois européennes et la déclaration universelle des droits de l’Homme.

Aujourd’hui, vous n’êtes pas concernés par l’IEF : demain peut-être ! Et vous n’aurez plus le droit d’en faire usage !

Parents d’enfants scolarisés, Vous perdrez aussi le droit de pouvoir ôter vos enfants un jour de l’école en cas de souffrance scolaire ou choix de vie. Vous êtes aussi concernés.

En avril 2020, la Cour Européenne des Droits de l’Homme, dans son guide sur l’article 2 du
Protocole n°1 de la Convention européenne des droits de l’homme
(https://www.echr.coe.int/Document/Guide_Art_2_Protocol_1_FRA.pdf ) a réaffirmé dans le cadre
du respect des droits parentaux que « (…) L’État, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques. » Article 2, deuxième phrase.

Le Conseil d’Etat s’est déjà prononcé pour reconnaître que l’instruction au sein de la famille faisait
partie de la liberté de l’enseignement : “Le principe de la liberté de l’enseignement, qui figure au
nombre des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, implique la possibilité
de créer des établissements d’enseignement, y compris hors de tout contrat conclu avec L’État, tout
comme le droit pour les parents de choisir, pour leurs enfants, des méthodes éducatives alternatives à celles proposées par le système scolaire public, y compris l’instruction au sein de la famille.” source : https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000035245576/

Déclaration universelle des droits de l’Homme : “Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.”

Divers associations nationales se sont unies pour lutter contre cette loi :

Pétition : https://www.mesopinions.com/…/maintien-droits…/107871

Un tract à imprimer et distribuer pour informer

voici la version complète du tract, recto/verso. si vous voulez en imprimer pour aller tracter, vous pouvez cliquer sur ce lien pour récupérer le fichier 🙂http://dl.free.fr/mjMuK8uhf (source : Marina Sou)

Des reportages, interviews dans la presse et la TV

Durant le confinement, j’avais été contactée par une journaliste de France 3, qui m’avait interrogée pour des conseils à donner aux parents se trouvant dans l’obligation de faire l’école à leurs enfants suite au confinement. Celle-ci m’a contactée dans l’après midi du 2 octobre pour avoir ma réaction à vif. Je lui ai répondu. Elle en a fait un article : https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/instruction-maison-parents-entrent-resistance-1880274.html?

Elle m’a demandée si je serai d’accord pour un reportage télévisé pour France 3 Limousin. J’ai hésité car je n’ai pas de télévision depuis 23 ans, et je me méfie beaucoup du détournement des propos et je ne suis vraiment pas à l’aise devant une caméra. Je n’aime pas être mise en lumière de la sorte. Mais après une nuit de réflexion, j’ai acceptée : notre cause vaut la peine de cette exposition médiatique et de prendre le risque que mes propos soient dénaturés ! J’ai proposé à d’autres familles IEFeuses creusoise de se joindre à nous. Emilie a acceptée. Elle est donc venue chez nous.

Ils sont venus à deux, la journaliste et le caméraman. Ils nous ont mis à l’aise. Nous avons beaucoup échangé, hors caméra, sur l’instruction en famille, son pourquoi, comment et les conséquences d’une interdiction ou limitation stricte.

Vous pourrez voir leur excellent reportage ici (ils sont dû résumer 1 heures de tournage en 1 mn 45s… Mais, ils y sont bien arrivés !) – journal du 19/20h du 4 octobre 2020 (https://www.france.tv/france-3/nouvelle-aquitaine/19-20-limousin/1993129-emission-du-dimanche-4-octobre-2020.html)

Puis, un journaliste de La Montagne Clermont Ferrand, m’a contacté pour un article, où se sont aussi exprimés des anciennes familles IEF (Walérian Koscinski, Anne Detremmerie, Christophe Benoist, Gwenaelle Spenlé et moi-même) – https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/la-limitation-de-l-instruction-a-domicile-provoque-la-colere-des-familles-non-scolarisantes_13849147/?

Reportage sur l’IEF par Jeanne, étudiante en journalisme. J’aime beaucoup.

Une vidéo par des enfants en IEF – via Grandir Libre

Courriers à nos députés et sénateurs

Il est demandé aux familles IEF, leurs proches, leurs voisins, aux professionnels accompagnants leurs enfants (orthophonistes, neuropsy, psychologues, pedo-psy, animateurs sportifs et culturels… ), au futures parents, aux parents scolarisant mais comprenant l’importance de conserver ce droit d’écrire à vos députés et sénateurs afin de les informer sur la réalité de l’IEF, qui ne ressemble en rien à la manipulation gouvernementale, et sur les dangers de la suppression de ce droit, pour l’intérêts des enfants et de la république.

Je publie ma lettre ici :(ma lettre est la même pour mes sénateurs) :

Certains députés ont affirmé leur volonté de préserver le droit à l’instruction en famille et ont admis l’inutilité de l’interdire pour lutter contre l’islamisation et le séparatisme.

Des instituteurs, professeurs, professionnels (psychologues, pédo-psy, orthophoniste, neuropsy etc) nous soutiennent.

Je n’ai rien dit…

« Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas juif

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai rien dit, j’étais protestant…

… Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait plus personne pour dire quelque chose »


Pasteur Martin Niemöller
Président des Eglises réformées de Hesse-Wassau. Partisan de l’arrivée d’Hitler puis
résistant. Déporté à Dachau de 1938 à 1945

Et je vous invite à (re)lire MATIN BRUN (pdf ici)

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2 commentaires sur “Projet de loi de suppression de l’Instruction en Famille”

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