Voyage alchimique – Patrick Burensteinas. Alchimiste et scientifique, il nous accompagne dans un voyage de Bruxelles à Saint-Jacques de Compostelle afin de vous faire découvrir les secrets de l’alchimie.
Ce film n’est pas un documentaire au sens classique. Ce n’est pas un film à regarder pour “apprendre” ou pour comprendre avec le mental.
Voyage alchimique est une traversée symbolique, un chemin initiatique filmé. Il parle d’alchimie, mais pas de celle que l’on réduit à un mythe ou à une métaphore confortable.
L’alchimie n’est pas la transformation magique du plomb en or, telle qu’on la fantasme. Mais elle ne s’arrête pas non plus à un simple symbole psychologique.
La voie alchimique commence souvent dans la matière : expérimentation concrète, manipulation, observation, répétition.
Une recherche réelle, exigeante, qui confronte à l’échec, à la patience, au temps long. Et très vite, la matière renvoie à soi.
Car l’alchimie est surtout, un processus de transformation intérieure :
- Se transformer soi
- Dissoudre ce qui est figé
- Purifier ce qui est encombré
- Réunifier ce qui a été fragmenté
- Mourir à certaines couches de soi pour laisser émerger autre chose
Ce chemin passe par une phase de déconstruction : perte de repères, effondrement des certitudes, confrontation à l’ombre, dépouillement. Les alchimistes appellent cela la nigredo : sombre, inconfortable, souvent solitaire, mais nécessaire.
L’alchimie ne promet ni l’éveil, ni la paix immédiate, ni des réponses toutes faites. Elle demande de renoncer au contrôle, d’accepter de ne plus savoir, et de se laisser transformer par le processus lui-même.
Ce film utilise le langage du symbole, des éléments, de la matière. Il ne s’adresse pas à l’intellect, mais à l’expérience vécue. Chacun y recevra ce qu’il est prêt à recevoir, selon l’endroit où il en est dans sa propre traversée.

C’est Denis qui m’a fait découvrir ce film. Denis était alchimiste dans le sens théorique et ésotérique du terme.
Il a suivi la voie de l’alchimie, d’abord dans la matière, en tentant réellement la transmutation, en travaillant le plomb, en expérimentant avec tout le matériel nécessaire. Puis, le processus s’est déplacé vers l’intérieur : de la matière vers l’être.
Ce qu’il cherchait à transformer hors de lui est devenu un chemin de transformation intérieure. Dissoudre, purifier, réunifier. Mourir à certaines couches de soi pour laisser émerger autre chose.
Il disait que j’étais une alchimiste. Je n’ai pas cherché cette voie. Je ne l’ai pas étudiée comme lui. Je ne l’ai pas nommée ainsi.
L’alchimie, je l’ai vécue dans la chair, dans la vie, dans les passages imposés. Elle est dans la transformation, pas dans l’élévation. Dans le lien aux corps et aux âmes, aux énergies, aux cycles de vie et de mort. Dans l’accueil des passages, des morts et des renaissances. Dans le travail silencieux avec ce qui est invisible mais réel.
C’est mon chemin, ma spiritualité. Un chemin où chaque épreuve est un creuset, chaque perte une purification, chaque renaissance un nouvel alignement.
voir les 7 épisodes du film : https://tv.inexplore.com/…/voyage-alchimique-patrick…
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A l’époque, je l’avais vu sur Arte. Mais, il n’est plus visible.
Pour ceux qui ne veulent pas/peuvent pas s’abonner à Inexploré.
Ici vous trouverez 3 épisodes de la série de 7 épisodes du film
https://www.youtube.com/playlist…
Et ici, une vidéo sur la transmutation alchimique par Patrick Burensteinas
https://www.youtube.com/watch?v=yHtYw-d4ftg